Suivi des réserves de nourriture

Hier j’ai ouvert les hausses qui se trouvent sur 4 ruches de production. Sur une ruche, la hausse était vide de miel. Sur les 3 autres ruches, il y avait 3 à 4 cadres de miel operculé. Le nourrisseur Nicot avait été mis entre le corps et la hausse il y a 2 jours. J’ai désoperculé les cadres de miel au-dessus du nourrisseur et je les ai remis en place pour que les abeilles descendent le miel dans le corps.

J’en viens au suivi des réserves de nourriture pour l’hiver.

Sur Internet, j’avais vu une méthode qui me convient. D’un coté on pèse tous les éléments de la ruche. Par différence avec le poids total, on obtient le poids des abeilles, du miel et du pollen que l’auteur appelle le « poids utile ».

Sur la ruche Dadant 10 cadres, j’ai pesé tous les éléments : Toit tôle : 2,1 kg, isolant couvre-cadre Apifoam : 0,4 kg, couvre-cadre bois : 2,2 kg, nourrisseur Nicot : 1,5 kg, corps de ruche, en moyenne : 7,5 kg, plancher Nicot : 1,3 kg, 10 cadres de cire construits vides : 3,5 kg. Soit un total de 18,5 kg.

En pesée arrière de la ruche avec deux outils, un pèse bagage et un peson, j’ai pesé une ruche vide. J'ai constaté qu'avec mes supports de ruche, le poids relevé par le peson doit être multiplié par 2,5 pour obtenir le poids réel de la ruche.

Sur une nouvelle colonie que je viens de mettre dans une Dadant 10 cadres, j’ai relevé avec le peson 10,95 kg. Multiplié par 2,5, le poids total est de 27,4 kg. Je soustrais le poids des éléments de la ruche, 18,5 kg, et j’obtiens un poids utile de 8,9 kg.

L’auteur de l’article dont je vais essayer de retrouver le nom, dit que le poids utile, abeilles+miel+pollen, doit être de 20 à 25 kg. Ça correspond à 15 à 20 kg de miel, 2 à 4 kg d’abeilles et 1 à 2 kg de pollen.

Je vais devoir nourrir la jeune colonie d’au moins 11 kg pour atteindre les 20 kg de poids utile.

Durant l’hiver, tous les 15 jours, je pèse les ruches pour déterminer le poids utile. Dès qu’il atteint un seuil, je rajoute du candi. Je touche du bois mais en 4 ans je n’ai pas perdu une colonie.

Je lance généralement un appel « et vous comment faites-vous ? ». J’ai eu une explication à l’absence de réponse. Il y a la nécessité de mettre en mots le « comment je pratique ». Certains m’ont dit qu’il leur est difficile de participer et de parler de leur pratique car leurs interventions au rucher sont intuitives.